Journal de Maîtresse Mia – « Ma poule… vraiment ? »

Aujourd’hui, je suis tombée des nues.
En plein échange avec un de mes soumis – que j’appelle Corbeau, parce qu’il a toujours l’air d’observer avant d’agir – il a osé m’appeler ma poule.
Oui, ma poule.

Dans mon donjon, chaque mot a du poids. Le protocole n’est pas décoratif : il est la base de tout. Alors lire ces deux mots, c’était comme sentir un frisson froid glisser dans ma nuque. L’audace.

Je n’ai rien dit tout de suite. J’ai attendu. J’ai laissé Corbeau s’enfoncer dans son silence. Et puis j’ai choisi la punition. Pas une punition symbolique, non. Une punition qui marque, qui grave dans le corps et l’esprit la ligne à ne pas franchir.

Voilà ce qu’il a reçu :

  • Il devait rester à genoux, mains derrière la tête, pendant quinze minutes tout en rédigeant 20 phrases d’excuses à recopier lentement : « Je ne manquerai plus jamais de respect à Maîtresse Mia. »
  • À chaque phrase mal orthographiée, il devait faire 30 flexions, sans se relever complètement.
  • Une fois ce rituel terminé, il devait demeurer silencieux pendant 12h et privé d’échanges avec moi pendant 24h. Rien. Pas un message. Pas une supplique. Juste son vide et son obéissance.

Je sais qu’il a ressenti cette absence comme un poids, plus lourd que mes mots.
Ce soir, il est revenu avec un message bref, trempé d’humilité. Les formules de politesse y étaient impeccables.

J’aime quand ils tentent. J’aime quand ils testent. Mais j’aime surtout leur montrer où sont les limites, et qu’elles sont nettes, froides et infranchissables.

Dans ce journal, je laisse une trace de mes pensées.
Ici, c’est mon espace, mon exutoire.
Corbeau a appris sa leçon aujourd’hui : on n’appelle pas Maîtresse Mia “ma poule”.

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